Les familles nombreuses s'informent sur l'environnement

5 juillet 2009 par Frederique

Le film Home, montrant la planète en détresse, a déboulé en diffusion gratuite dans 126 pays au cinéma, à la télévision et sur internet. Le Français Yann Arthus-Bertrand, photographe à succès de la Terre vue du ciel, espère convoquer les consciences au chevet de la planète. Sécheresse, urbanisation galopante, pénuries d'eau, pollution, course à l'or noir et aux énergies fossiles, changement climatique: chaque thème a été filmé depuis le ciel, le mode de prise de vue préféré de l'auteur. Le commentaire se veut scientifiquement irréprochable. Il a été soumis à Al Gore, ex-vice président américain et Prix Nobel de la Paix 2007 et à Lester Brown, pape de l'écologie aux Etats-Unis. « Dans 20 ans, le monde sera complètement différent: comment fera-t-on avec un monde sans pétrole, avec un climat complètement différent? Il faut sortir du déni ». « Contempler ce qui reste doit nous aider à réagir » assène le photographe-cinéaste, qui espère "une prise de conscience massive, dure et brutale". Deux ans de tournage dans 54 pays, deux heures pour la version longue du film: malgré l'ampleur de l'entreprise, Yann Arthus-Bertrand et son producteur-distributeur Luc Besson ont misé sur la gratuité. Le duo a trouvé un mécène, l'homme d'affaires français François Henri Pinault, patron du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR), qui a sorti 10 millions d'euros pour le tournage et encore deux pour la distribution.

Mais Home ne doit pas faire oublier le documentaire de Jean-Paul Jaud, Nos enfants nous accuseront sorti le 5 novembrre 2008. Saluons en effet la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d’introduire le bio dans la cantine du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d’ordre : ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.