Les familles nombreuses : du Déclic bio à l'Eco-bio

28 janvier 2010 par Frederique

Nouveaux adeptes du bio ? Vous n’êtes pas les seuls ! Le marché des produits bio augmente de 9,5% par an depuis maintenant cinq ans. Et la dernière enquête de l’Agence Bio révèle que plus de quatre Français sur dix consomment au moins un produit bio, au moins une fois par mois. Mais la majorité des « biomen » consomment ces aliments depuis dix ans et 25% d’entre eux que depuis trois ans et moins. L’aventure vous tente ? Alors retrouvez-vous dans ces témoignages de familles nombreuses, qui un jour, ont eu le déclic bio…

Le Déclic Bio !

Donatienne et Benjamin

parents de quatre enfants : Allan (12 ans), Roxelline (10 ans), Cléophée (5 ans), Théoden (1 mois)

Je savais depuis longtemps qu'en mangeant on assimilait non seulement nutriments, minéraux, vitamines mais aussi pesticides, colorants, peut-être même OGM etc... (je n'énumère pas tout tellement la liste est longue!) . Et pendant 2,3 ans on a consommé des oeufs bio, puis du pain, du lait ; je pensais que consommer totalement bio ou du moins en majorité ne serait pas compatible avec nos revenus, et quand je me rendais dans un magasin bio, vus les prix je faisais demi tour. Mais l'impression (qui n'en n'était pas une) d'empoisonner un peu mais enfants chaque jour, en même temps que je les nourrissais, devenait de plus en plus insupportable. Le déclic fût une émission d'envoyé spéciale sur les OGM, où il y avait le témoignage d'un agriculteur, qui avait pendant plusieurs mois nourrit ses vaches avec exclusivement des OGM, et les conséquences étaient effrayantes : veaux avec malformations jamais constatées jusqu'alors ; les vaches avaient des diarrhées grisâtes, et parfois des trous, non pas un à l'extrémité des pies, mais plusieurs et n'importe où sur les pies! Et là j'ai dis stop! Je ne laisserais plus des gens avides d'argent nous faire manger n'importe quoi juste pour leur remplir les poches. Depuis on mange à 90 % bio et ça ne nous reviens pas si cher que ce que j'aurais cru au départ. Quel bonheur de retrouver les goûts des aliments, notamment des fruits et des légumes, et de savoir qu'on se fait réellement du bien en mangeant! On est devenu des consom'acteurs !

Liliane et Bruno 

parents de trois adolescents : Ronan (16 ans), Juliette (15 ans) et Aude (13 ans)

En prenant le pari du bio, nous réalisons un acte de civisme primordial pour une économie durable. nous ne prenons pas seulement soin de notre santé, mais nous participons à la protection de l'environnement et de la terre, que nous n'héritons pas de nos parents, mais que nous empruntons à nos enfants...

Nous devons impréativement penser globalement, mais agir localement, ça signifie : acheter des produits bio de la région, dont la production, les courtes distances de transport ont épargné les énergies fossiles non renouvelables (pas de pesticides, pas d'engrais chimiques, moins de carburants,... ).

Il s'agit de préserver la santé de toute notre famille certes mais aussi de valoriser une agriculture qui tient compte de l'environnement. En effet, cultiver bio demande beaucoup d'efforts et nous pensons qu'il faut soutenir cette agriculture qui prend en compte les animaux, l'environnement et l'homme. De plus, dans les produits manufacturés, il y a beaucoup d'additifs et de colorants nocifs pour la santé (allergies... ).

Et par ailleurs, et ce avec 3 ados à la maison, nous nous sommes rendus compte que le bio ne coûte pas plus cher au niveau alimentaire. Il suffit juste d’arrêté de sur-consommer. Par exemple, l'apport nécessaire en protéine animale est d'une fois par jour. Avant de passer au bio, on mangeait beaucoup plus de viandes, c'était clairement de la surconsommation. Maintenant, on en mange une fois par jour. Du coup, le prix plus élevé des produits bio à l'achat est compensé par l'arrêt de cette surconsommation 

  • Le projet garderie Bio au Québec

(http://www.equiterre.org/agriculture/garderieBio)

  • Le concept des Biocafés par Sylvano Pedretti en République Thèque

(http://www.radio.cz/fr/article/99759)

  • Les discounters allemands s’emparent du marché bio. En commandant de grosses quantités, ils engagent les petits producteurs dans une orientation économique accrue et menace à la fois la qualité des produits bios et la crédibilité des acteurs traditionnels du bio. (http://www.novethis.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=99511)

Fabienne et Victor

parents de trois enfants : Ludivine (8 ans), Mauve (6 ans) et Théo (3 ans)

Nous sommes passés au bio pour différentes raisons : pour le goût (une carotte a le goût d'une carotte ! ), pour le respect de notre écosystème (la culture industrielle, en plus d'utiliser des substances toxiques qui se répandent dans la faune et la flore, épuisent les sols), pour le plaisir de pouvoir consommer des légumes simplement en les brossant, et de la viande d'herbivores qui n'ont pas été nourris avec du mouton et des antibiotiques… bref, parce qu'il y a un peu plus de respect d'un bout à l'autre de la chaîne, pour la Terre et les clients, ce qui n'est pas incompatible. Et si on compare les prix, le bio n'est pas beaucoup plus cher pour ce qui concerne les fruits, les légumes et les céréales (c'est quand même la base).

Et puis une piste pour payer son caddie bio moins cher, c'est comme pour le non bio: consommer des produits de saison, produits à proximité. Du coup, nous consommons aussi tout ce que nous cultivons et élèvons : légumes cultivés au naturel ; volailles élevées au maïs, blé, herbe et fanes de légumes ; les oeufs des poules ; la brioche du matin et les confitures de mûres ; nous n'achètons que les produits laitiers car nous n'avons pas encore de vache. Mais ça viendra, les enfants ne demandent qu’à s’amuser à traire la vache !

Sachez aussi que mangez mieux c'est souvent manger moins car mieux nourri par des produits moins appauvris, alors cela vaut le coup de faire les vrais calculs, il y a de nombreuses astuces

Frédérique et Thierry

Parents de quatre enfants : Iona (10 ans), Ael (6 ans), Lali (4ans) et Pacôme (10 mois)

Je dirais que, pour nous, la prise de conscience bio s’est réalisée très… très radicalement et en deux étapes. Pendant un repas avec trois couples d’amis, la conversation n’a tourné qu’autour de ce sujet : « être Bio », c’était le débat de la soirée ! En même temps, à part le frein financier, nous n’avions aucune opposition à manger bio. C’est vrai qu’avec quatre enfants, moi qui travaillait à temps partiel (1/4 temps !), la perspective du Bio était encore très loin et surtout elle allait absorber le salaire de mon mari.

Mais en discutant avec nos amis Bio, il s’avérait qu’on pouvait très bien équilibrer le budget alimentation en optant pour la solution « petits producteurs ». Thierry irait vérifier…

Et puis, nous sommes partis en vacances avec deux bouquins. J’ai lu Anticancer de David Servan-Schreiber et mon mari Les dossiers noirs de la malbouffe de Jean-Claude Jaillette. Pendant la sieste des enfants, nous échangions nos infos, à partir de là, les vacances ont servi de transition à l’alimentation bio !

Dès que nous sommes arrivés à la maison, avant même de défaire les bagages, mon mari et moi avons vidé les placards pour mieux les remplir.

A lire…

  • Lilian Le Goff, Manger Bio c’est pas du luxe, (préface de Nicolas Hulot), Terre vivante, Coll. Alimentation/SA, 2006, 16,15 euros.
  • David Servan-Schreiber, Anticancer, Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles, Robert Laffont, Coll. « Réponses », 2007, 21,76 euros.
  • Jean-Claude Jaillette, Les dossiers noirs de la malbouffe, Albin Michel, 2000, 14, 94 euros.

A voir…

  • Erwin Wagenhofer, We feed the world, 2005.
  • Morgan Spurlock, Super Size me, 2004.

L’Eco-bio

A partir de ces témoignages, nous nous rendons compte que l’aspect économique reste un frein dans le changement d’alimentation. Pourtant, il suffirait d’appliquer trois résolutions pour lier définitivement famille nombreuse, alimentation bio et économie :

  1. 1.     Acheter directement aux producteurs

Beaucoup de familles nombreuses achètent sur le marché en grande quantité. Vous pouvez ici privilégier les petits producteurs bio. Les produits frais sont ensuite soit consommés, soit congelés pour faire toute la semaine. Certaines familles cuisinent les plats de la semaine et les congèlent ensuite. A vous de voir selon vos disponibilités, vos envies, vos goûts, etc.

  • Rezobio.com, tout le Bio près de chez vous. Un site regroupant l’ensemble des magasins bio, producteurs et AMAP. (http://www.rezobio.com)
  • Ecologie d’Alain présente un large éventail de professionnels de l’alimentation biologique et du tourisme vert qui travaillent au niveau local, et font de la vente directe aux particuliers (prix avantageux sur les produits biologiques de saison). Pour l’instant : Aude, Gironde, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges. (http://www.ecologie-d-alain.com)
  1. 2.     Faire son pain

Faire son pain à la maison est source à moyen terme d’économies, de maîtrise de son alimentation et de plaisir.

Pour vous faciliter la tâche, vous pouvez opter pour une machine à pain. Mais attention, préférez les machines au revêtement à base de schiste, même si elles sont plus onéreuses, à celle en téflon. En effet, le téflon dégagerait des fumées toxiques à température élevée. (http://www.ecologiste.org , article paru dans l’écologiste n°16, 6 euros en kiosque).

A nos calculs maintenant !

  • Machine à pain Modèle BACKGENIE avec revêtement anti-adhésif schiste : Davidson Distribution vous propose une machine à pain avec revêtement en schiste, qui est anti-adhésifcomme le téflon mais qui a la particularité de ne pas provoquer de dégagement de fumées toxiques. Modèle spécial muni de 2 bras pétrisseurs:
    Programmable pour avoir un bon pain chaud le matin en vous levant, tous types de pains ( blanc, complet, céréales, levure, oignons, lardons, lait, etc.), Brioches, Cakes, Confitures, etc. Garantie 5ans.

Son prix très élevé malgré la promotion actuelle (368 au lieu de 449 euros) ne permet tout de même pas à tout le monde de se la procurer !

  • Bluesky Machine à Pain sans téflon : Bluesky n’assure ni SAV ni pièce de rechange !
  1. 3.     Faire ses yaourts

Synonyme bulgare de « longue vie », le yaourt a toujours eu un rôle important dans l’équilibre de l’organisme, et qui plus est, lorsque vous le faites vous-même. Assuré de sa qualité, vous pourrez aussi faire des économies, alors franchissez le pas !

  • Yaourtière Seb 8872 01

Interrupteur avec arrêt automatique

8 pots en verre avec couvercle

59 euros (http://www.acheter-moins-cher.com)

Mode d’emploi et recettes sur le site de Seb (http://www.seb.fr)

 

A nos calculs maintenant !

Commentaire de BOUNINE ANTOINETTE

14 février 2011 à 05:50 PM

Bonjour,

Je me permets de vous contacter car je suis à la recherche de familles soucieuses du bien être de notre planète et qui ont donc su adapter leur mode de vie en fonction de leur idéologie.
En effet, je suis chargée de production ELECTRON LIBRE pour la télévision et travaille pour une société qui s'apprête à lancer une série de magazines pour la chaîne Ushuaia.
Le thème de cette série serait le développement durable, la place de l'écologie dans nos vies, la prise de conscience de familles ou d'individus bien décidés à faire évoluer les mentalités à travers leur mode de vie et des initiatives collectives ou individuelles.

En effectuant des recherches sur le web, je suis tombée sur votre site et me suis donc permise de vous envoyé ce courrier.
La démarche que vous semblez tous avoir avoir à travers vos récits, bons plans etc... correspond en tous points à la prise de conscience que nous voulons mettre en avant.
Si vous souhaitez obtenir plus d'information sur notre projet contactez moi abounine@electronlibreprod.fr

Nous comptons réellement sur le fait qu'un tel projet soit un vecteur de communication pour les associations, etc.... qui défendent le bien fondé de l'écologie et travaille à sensibiliser le plus grand nombre au développement durable.

Je vous remercie de votre réponse.

Cordialement,

Antoinette Bounine-Cabalé
01 40 74 77 28
abounine@electronlibreprod.fr

Electron Libre Production
24/26 Quai Alphonse Le Gallo
92100 Boulogne-Billancourt